« Il faut être sur TikTok maintenant, non ? » On nous pose la question chaque semaine, souvent par des commerçants qui n’ont pas publié sur Instagram depuis l’été dernier. La bonne question n’est pas « quel réseau est à la mode », mais « où sont mes clients, et qu’est-ce que j’ai à leur montrer ».
Avant tout réseau : la fiche Google
Ce n’est pas un réseau social, mais pour un commerce local, c’est souvent le canal qui ramène le plus de clients. Quelqu’un qui cherche « boulangerie ouverte dimanche » ou « électricien Montauban » a un besoin immédiat. Si vous n’avez le temps que pour une chose, c’est celle-là. Nous expliquons comment la régler dans un article dédié.
Instagram : la vitrine
Instagram est l’endroit où l’on vient regarder avant de venir acheter. Le profil fonctionne comme une vitrine qu’on consulte avant de réserver une table, une coupe ou un tatouage. Les vidéos courtes, les « reels », servent à être découvert par des gens qui ne vous suivent pas encore. Les publications et les stories servent à rester présent auprès de ceux qui vous connaissent.
Il fonctionne bien pour les métiers qui se voient : coiffure, barbier, onglerie, restaurant, pâtisserie, fleuriste, prêt-à-porter, décoration, tatouage, photographie, mariage.
Facebook : la place du village
On le dit démodé, et pourtant, pour un commerce local, il reste très utile. Une partie importante de la clientèle adulte y est encore, et surtout, c’est là que vivent les groupes de commune et de quartier, où l’on demande « quelqu’un connaît un bon plombier ? ». Les événements, les annonces de fermeture, les nouveautés s’y partagent facilement.
Il fonctionne bien pour les artisans du bâtiment, les garages, les commerces de bouche, les campings, les gîtes, les producteurs en vente directe, et plus largement tout commerce dont la clientèle a plus de trente-cinq ans.
TikTok : la découverte
TikTok montre vos vidéos à des gens qui ne vous connaissent pas, en fonction de ce qui les retient, pas de qui ils suivent. C’est une chance pour les petits comptes. En contrepartie, il demande de la vidéo, régulièrement, et une vraie accroche dès la première seconde.
Il fonctionne bien pour les métiers spectaculaires ou satisfaisants à regarder : carrosserie, détailing, barbier, pâtisserie, boulangerie, ferronnerie, rénovation avant et après. Beaucoup moins pour un cabinet d’ostéopathie ou une agence immobilière.
Les autres, selon les cas
- LinkedIn, si vous travaillez pour des professionnels : sous-traitance dans le bâtiment, courtage, services aux entreprises. Et pour recruter.
- Pinterest, pour les métiers d’inspiration : décoration, mariage, fleuristes, paysagistes, piscinistes. Les gens y préparent un projet des mois à l’avance.
- YouTube, pour les métiers qui s’expliquent : un tutoriel d’entretien, une visite de chantier, un conseil technique. Les « Shorts » reprennent vos vidéos verticales sans effort.
Quelques repères par métier
- Restaurant : fiche Google, Instagram, Facebook. TikTok si la cuisine se filme bien.
- Coiffeur, barbier, institut : Instagram en priorité, puis fiche Google et TikTok.
- Maçon, plombier, électricien : fiche Google d’abord, Facebook, puis Instagram pour les chantiers finis.
- Garage, carrosserie : fiche Google, Facebook, TikTok pour les réparations spectaculaires.
- Fleuriste, décoration : Instagram, Pinterest, fiche Google.
- Ostéopathe, kiné, vétérinaire : fiche Google, Facebook, Instagram avec prudence. Les règles de publication sont strictes, nous les avons résumées dans ce que chaque métier a le droit de publier.
Quand on manque de temps
Si vous gérez seul, choisissez deux réseaux et tenez-les. Un compte ouvert puis abandonné fait plus de tort que pas de compte du tout : le client qui tombe sur une dernière publication vieille de sept mois se demande si vous êtes toujours ouverts.
La bonne nouvelle, c’est que la même vidéo peut servir partout. Un reel Instagram devient une vidéo TikTok, un Short YouTube et une publication Facebook, à condition d’adapter le texte à chaque endroit. C’est pour ça que nos formules couvrent tous vos réseaux, sans supplément : ce qui coûte, c’est de produire le contenu, pas de le publier une fois de plus.