Quand un prestataire vous propose un site, il vous propose aussi, souvent sans le dire, une technologie. Ce choix décide de ce que vous paierez chaque mois, de ce que vous pourrez modifier vous-même, de la vitesse de votre site et de votre liberté de partir. Voici les trois grandes familles, sans jargon.
WordPress : le plus répandu
WordPress fait tourner environ 40 % des sites dans le monde, selon W3Techs en septembre 2026. C’est un logiciel libre, qu’on installe chez un hébergeur, et auquel on ajoute des extensions pour tout : formulaires, réservations, boutique, traduction.
Ce qu’il fait bien. Il peut presque tout faire, beaucoup de prestataires le connaissent, et vous pouvez modifier vos pages depuis une interface d’administration.
Ce qu’il demande. Des mises à jour régulières du logiciel, du thème et des extensions. C’est un site très répandu, donc très visé par les attaques automatisées quand il n’est pas tenu à jour. Les extensions payantes s’accumulent, et un WordPress chargé d’extensions devient lent sur téléphone.
Pour qui. Les entreprises qui publient souvent, qui ont besoin de fonctions particulières, ou qui ont quelqu’un pour l’entretenir sérieusement.
Wix et les créateurs en ligne : le plus simple
Wix, Squarespace ou Webflow fonctionnent par abonnement : vous construisez votre site dans leur outil, ils s’occupent de l’hébergement, de la sécurité et des mises à jour. Chez Wix, le premier forfait payant commence autour de 16,80 € par mois TTC en paiement annuel, et il faut compter 30 € par mois pour vendre en ligne.
Ce qu’il fait bien. On démarre en une soirée, sans rien installer, et tout est compris dans l’abonnement.
Ce qu’il demande. Du temps, parce que c’est vous qui faites tout, textes et photos compris. Vous louez votre site : si vous arrêtez de payer, il s’éteint, et on ne peut pas l’emporter ailleurs tel quel. Les performances sur téléphone sont correctes, rarement excellentes.
Pour qui. Ceux qui aiment faire eux-mêmes, qui ont un budget de départ très serré, et qui acceptent de dépendre d’une plateforme.
Le site statique : le plus rapide
Un site statique est composé de pages déjà prêtes, envoyées telles quelles au visiteur, sans base de données ni logiciel à faire tourner à chaque visite. C’est la façon la plus ancienne de faire un site, revenue en force parce qu’elle est redoutablement efficace.
Ce qu’il fait bien. Il s’affiche quasi instantanément, y compris sur un téléphone en 4G au fond d’une vallée. Il n’y a presque rien à pirater, rien à mettre à jour chaque semaine, et l’hébergement coûte très peu. Les fichiers sont à vous, et n’importe quel hébergeur peut les accueillir.
Ce qu’il demande. Les modifications passent par votre prestataire, ou par un petit outil d’édition s’il en a prévu un. Ce n’est pas la bonne solution pour une boutique en ligne avec des centaines de produits, ou pour un site qui change de contenu plusieurs fois par jour.
Pour qui. Les artisans, les commerces et les professions libérales dont le site présente des prestations, des réalisations et un moyen de contact, c’est-à-dire la grande majorité des petites entreprises.
Et pour vendre en ligne ?
Si la vente en ligne est une vraie part de votre chiffre d’affaires, tournez-vous vers une solution faite pour ça : Shopify, WooCommerce sur WordPress, ou PrestaShop, que beaucoup de boutiques françaises utilisent. Un site vitrine avec un bouton « commander » n’est pas une boutique en ligne.
Ce qui compte plus que l’outil
Un site sur la meilleure technologie du monde ne ramène rien s’il dit « qualité et savoir-faire » sur une seule page. Avant l’outil, vérifiez les points qui font vraiment la différence :
- une page par prestation, avec votre zone d’intervention ;
- des vraies photos de vos réalisations ;
- un affichage rapide sur téléphone ;
- un lien propre avec votre fiche Google ;
- un nom de domaine et un site à votre nom.
Ce qu’on a choisi, et pourquoi
Nous faisons des sites statiques. Pour une entreprise locale, c’est ce qui offre le meilleur rapport entre vitesse, sécurité et coût d’entretien. Vous êtes propriétaire du site, et l’entretien est à 39 € par mois, hébergement, nom de domaine, sauvegardes et petites corrections compris. Si vous avez besoin de modifier souvent vos contenus, on en parle et on vous le dit franchement : ce n’est peut-être pas la bonne solution pour vous.